A 16 ans, Olivia Hallisey a développé un test de dépistage du virus Ebola révolutionnaire. En remportant le Google Science Fair en 2015 — devant des milliers de participants et 22 finalistes — et donc une bourse d’étude, elle offre une onde d’espoir à toutes les personnes atteintes par le virus.

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Là où nombreux ont échoué, elle, a réussi. Lauréate du Google Science Fair 2015, c’est un véritable exploit qu’a réalisé la jeune américaine âgée de seize ans à l’époque. En inventant ce test de dépistage de la maladie Ebola, Olivia Hallisey a pu préserver de nombreuses vies. D’autant plus que ce dernier est meilleur que les tests de ses meilleurs « concurrents » à bien des aspects : il est plus simple, plus rapide, et moins coûteux.

Une cause qui lui tenait à cœur

Tout commence en 2014. Touchée moralement par l’épidémie violente et ses ravages, qui sévissent principalement en Afrique (10 000 morts entre 2014 et 2015), Olivia s’informe sur le sujet: elle apprend de ce fait que 90% des personnes atteintes de la maladie n’ont aucune chance ou très peu d’en survivre. Consciente de l’importance du facteur temps dans le dépistage, elle décide de travailler sur cet aspect : au plus vite la maladie sera détectée, plus les chances de sauver des vies seront grandes. Élève à la Greenwich High School, elle a justement un projet personnel à préparer : ce sera Ebola.

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Olivia et son professeur qui a bien accepté de l’aider / © Sébastien Micke

En cherchant tout type d’informations pouvant lui être utile, elle constate qu’en plus d’être onéreux, les tests de dépistage prennent non seulement un temps fou (jusqu’à 12 heures dans certains cas) et demandent une assistance médicale, mais surtout, ils doivent être constamment réfrigérés à cause des variations de températures pouvant fausser les résultats. Pour elle le problème se situe là. Elle poursuit ses recherches et pense alors trouver une solution : la soie. L’une des propriétés de cette fibre textile est d’immuniser les réactions chimiques contre les variations de températures.

 

S’aidant de son professeur de chimie, Andrew Bramante, ainsi que de Fiorenzo Omenetto et Benedetto Marelli, deux grands spécialistes de la soie, elle travaille sur son projet durant six mois en adaptant ses conclusions aux tests de dépistage. Finalement, c’est un test sous forme de bandelettes qui est développé. Doté des mêmes propriétés que les autres tests, il contient cependant des protéines de soie. Ne nécessitant que d’un peu de sérum et d’eau pour fonctionner, ce test coûte 25$ et ne prend que 30 minutes à afficher les résultats. Cette rapidité permet de déceler la maladie avant l’apparition des premiers symptômes.

« J’ai réalisé à quel point la science est une puissante force d’innovation et d’espoir. »

« L’avenir est notre responsabilité commune. Il est très important que nous puissions travailler tous ensemble, en tant que communauté globale, pour trouver des solutions aux problèmes de notre monde. »

Une étudiante aux idées claires

Originaire de Greenwich dans le Connecticut, la demoiselle aujourd’hui âgée de 19 ans rêve de devenir docteure et chercheuse, tout comme son grand-père. Mondialement reconnu pour ses travaux, il a transmis sa passion pour la science à sa petite fille, l’autorisant à l’accompagner dans son laboratoire. Mais pourquoi suivre ses traces ? Afin de changer des vies et de donner de l’espoir autour d’elle. Olivia espère ne pas s’arrêter en si bon chemin : elle veut pouvoir adapter son test à d’autres virus tels que le sida, la fièvre jaune ou encore d’autres cancers. Une bonne dose d’ambition pour la jeune américaine dont on entendra peut-être parler dans les années à venir.

« L’important, pour moi, c’est de sauver des vies humaines. »

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