La Belgique compte beaucoup de talents cachés. Parmi eux, Gilles Delellio, 17 ans et déjà grand danseur. Depuis tout petit, les entrechats et les pirouettes n’ont aucun secret pour celui qui s’entraîne au minimum 4 heures par jour. Rencontre avec ce jeune garçon prometteur aux objectifs multiples dans le domaine de la danse.

La passion de la danse depuis son plus jeune âge

Gilles n’a que 3 ans quand il plonge dans le milieu et, progressivement, il s’intéresse à tous les styles de danse : claquettes, hip-hop, classique. Mais c’est lors d’une visite à Bruxelles où il vient admirer le ballet « Don Quichotte » qu’il se décide réellement à s’orienter vers la danse classique.

Danse ta vie, vis ta danse

École de danse de la région de Charleroi, « Danse ta vie » est l’académie où Gilles se forme jusqu’à présent. Ici, passion et travail ne font qu’un. Et ça le jeune danseur de 17 ans l’a bien compris, vu le travail dont il fait preuve pour exprimer au mieux son art. C’est même un point qu’il considère comme étant la clé vers la réussite à tout point de vue.

« Le travail est très important et je crois que sans travail, on n’y arrive jamais. Comme ma maman me dit toujours : « Le travail paie », ou en anglais « No pain, No gain » ».

Une personnalité et un caractère prometteurs

Son justaucorps enfilé, Gilles Delellio est un danseur, mais ce qui l’aide peut-être le plus est son caractère de bosseur acharné. Malgré quelques problèmes physiques, il est parvenu à dépasser ces difficultés grâce à sa personnalité lui permettant d’avancer et de proposer, une fois sur scène, cette magie tant appréciée par ses professeurs. Ces derniers, justement, s’expriment très positivement concernant l’avenir de leur élève, car selon eux, Gilles détient « ce petit plus » qui peut le faire décoller dans ce monde parfois très dur de la danse.

Un palmarès déjà impressionnant

Chausson d’or au Concours International de danse à Péronne, 1er prix classique à Paestum en 2015, des médailles d’argent, d’or,.. Voici un court extrait du palmarès déjà impressionnant que Gilles possède. Il accumule les distinctions à travers les villes et les compétitions : Séoul, New-York, ou encore Varna en Bulgarie. C’est d’ailleurs là-bas, lors de l’International Ballet Competition, qu’il a décroché une bourse d’un an pour rejoindre le ballet de Washington.

Ces récompenses sont pour lui l’accomplissement d’une passion, d’un travail technique intense et surtout l’occasion de se faire remarquer auprès de professionnels. Cependant, Gilles explique aussi que les prix ne sont pas la seule clé du succès, car ils n’aident pas en tout point à pouvoir danser pour une grande compagnie. Le plus important pour lui reste la manière de danser, et s’il danse, c’est uniquement pour le public. Si ce dernier est content, il est lui-même heureux.

« La danse est un art à pratiquer avec précaution et surtout, avec son âme. »

Un « rêve américain » pour le danseur

Depuis le 26 septembre 2016, Gilles vit un tout autre quotidien. En effet, il a quitté la Belgique pour rejoindre le « The Washington Ballet ». Des journées beaucoup plus intenses et rythmées entre cours avec la compagnie le matin, et cours à l’école de danse l’après-midi, pour continuer à apprendre toujours plus. En plus de ce programme chargé, Gilles doit caler dans son agenda de nombreuses répétitions afin de préparer les spectacles qu’il représentera à Washington.

« J’ai toujours rêvé de vivre et de travailler aux Etats-Unis donc je ne pouvais pas rater cette occasion. »

Cette opportunité que le jeune Belge a reçue est donc pour lui un moyen supplémentaire de se former aux côtés des grands noms de la danse, mais aussi de poser un pied dans le monde professionnel en se créant un carnet d’adresses.

À 17 ans, on peut donc dire que Gilles a de l’ambition ; ses objectifs et son aventure américaine auront de quoi inspirer bien d’autres jeunes danseurs dans leurs propres parcours.

Références :

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