Si on en croit une récente étude, 10% des rendez-vous pris chez un professionnel sont oubliés. Des omissions qui représentent non seulement une perte de temps, mais également d’argent pour le professionnel en question. C’est à ce moment que « Z-App » fait son entrée !

z-app

Il s’appelle Romain Mathieu, fraîchement diplômé en commerce extérieur et à peine âgé de 22 ans, il est déjà à la tête de sa petite entreprise. A 17 ans seulement, le jeune liégeois a inventé sa propre application nommée « Z-app », qui compte faciliter la vie des professionnels, mais aussi celle de leurs clients. Désormais, il se consacre entièrement à sa start-up et divise, grâce à son application, le taux de rendez-vous annulés par 5. Belle performance !

L’invention à laquelle il fallait penser

C’est lors d’un rendez-vous chez son coiffeur que l’idée de cette application lui vient en tête : « Je trouvais incroyable qu’à l’heure de la révolution numérique où tout le monde est au courant de tout, que des clients arrivent encore à oublier leurs rendez-vous chez le coiffeur. C’est vraiment en partant de ce problème que je me suis dit qu’il fallait vraiment y apporter une solution afin d’éviter les pertes de temps ou d’argent. »

Romain n’avance pas tête baissée, il a une ambition bien définie pour son projet : « J’aimerais révolutionner le monde des indépendants, des petits commerces, la relation qu’ils entretiennent avec leurs clients afin que tout soit le plus automatisé possible. L’objectif est vraiment d’éviter la mauvaise communication et tout malentendu. »

Je suis un jeune entrepreneur, mais je me considère surtout comme quelqu’un qui aime apprendre, je suis très curieux et enthousiaste.

Z-APP

Une application qui ne cesse de s’améliorer

Depuis lors, son projet a bien évolué : « À la base, Z-app était juste un agenda avec des rappels. Maintenant, il y a plein d’autres fonctionnalités comme des SMS d’anniversaire, la possibilité de prendre des rendez-vous en ligne, des cartes de fidélités, des campagnes par SMS (pour annoncer la fermeture annuelle, les promotions…).

Même si sa start-up est basée à Liège, Romain ne compte pas se limiter en matière d’expansion : « Même si je suis fier que le concept soit liégeois, mon ambition n’est pas de rester à Liège. Z-app est déjà traduite en 3 langues en plus du français, à savoir l’anglais, l’allemand et le néerlandais. Tout cela fait que dans quelques mois, j’aimerais vendre mon application en dehors de la Belgique. »

Niveau marketing, le jeune entrepreneur n’est pas en reste, il a sa petite stratégie bien rodée : « J’ai tout un plan marketing notamment avec les publicités sur Facebook ou encore mon blog sur lequel je mets des articles en avant. » Explique-t-il. « Cela me permet de déterminer qui est intéressé par Z-app et en fonction de cela, mes publicités deviennent bien plus ciblées et me permettent de convertir le plus de lecteurs possibles en clients. Puis une fois qu’ils sont clients, le but est de les reconvertir en ambassadeurs pour qu’à leur tour, ils référencent d’autres potentiels clients. »

À ce jour, la start-up enregistre plus de 120 000 rendez-vous, emploie 3 étudiants et comptabilise plus de 60 clients : « La plupart des utilisateurs de Z-app viennent pour l’instant de la province de Liège. La plupart d’entre eux utilisent des agendas, à savoir des coiffeurs, esthéticiennes, mais également des magasins de vêtements qui eux, souhaitent fidéliser la clientèle à l’aide des cartes de fidélité et les SMS d’anniversaire. »

Son jeune âge, un atout ou un handicap ?

« Je n’ai jamais mis en avant le fait que j’étais étudiant sauf si on me le demandait. Je pensais que cela allait me décrédibiliser, car à leur place je me serais posé plein de questions : il n’a pas forcément la tête à ça, il n’est pas disponible à 100% à cause des cours, il a tout simplement d’autres priorités. Cependant, jamais personne ne m’a dit non parce que j’étais trop jeune. En tout cas, pas de manière explicite. »

Bien évidemment, quand on a un projet d’une telle envergure à seulement 17 ans, il est évident qu’il faut l’encouragement de ses proches : « Pour ma famille, le plus important était tout simplement le fait que je réussisse mes études, peu importe ce que je faisais sur le côté. »

Et puis, conjuguer entrepreneuriat et études n’est pas toujours facile : « Il fallait forcément s’adapter en fonction de mes cours, mais ce n’était pas impossible à gérer. Maintenant, cela reste une passion donc je n’avais pas forcément l’impression de travailler même si c’était le cas. »

Si vous aussi vous êtes jeunes, pleins d’entrain et désirez contribuer ne serait-ce qu’un tout petit peu à améliorer le monde de demain, Romain Mathieu a quelques conseils pour vous :

« Participez à des initiatives, n’hésitez pas à vous lancer dans des projets et surtout entourez-vous bien »

« Le VentureLab donne l’opportunité aux jeunes de créer leur société pour autant qu’ils aient une bonne idée. Moi-même sans cela je n’aurai pas su aller au bout de mon projet »

« Il faut également beaucoup de motivation car ce n’est pas parce qu’une idée est bonne qu’elle aboutira forcément. La manière dont vous allez exécuter votre projet a beaucoup plus de valeur que l’idée en elle-même »